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La réception du haïku par Roland Barthes

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La réception du haïku par Roland Barthes

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Composé de dix-sept syllabes, le haïku est l’art de rapporter brièvement et intensément une émotion qui s’inscrit dans l’indicible et l’instantanéité du moment. Ces moments s’introduisent fugitivement pour assaillir tout notre être d’une cascade de sentiments multiples et variés : joie, émerveillement, tristesse, etc. Le haïku cherche à agrafer les différents instants et sensations à travers des compositions syntaxiques et sémantiques simples et brèves, mais qui témoignent toutefois d’une complexité dans le caractère interminable des lectures qu’elles en proposent.
Au début du XXème siècle, les occidentaux ont découvert le haïku qui éveilla leur intérêt et provoqua, en réaction contre la poésie classique conventionnelle, une nouvelle renaissance poétique. Les poètes occidentaux ont été frappés par la brièveté du haïku et la simplicité de son langage qu’ils qualifiaient de «création spontanée», contribuant à la libération de la rhétorique occidentale. La réception du haïku inscrit également cette forme dans le sillage du bouddhisme zen , devenant ainsi l’expression d’une expérience mystique ou linguistique.
Nous nous proposons dans notre étude d’analyser la réception du haïku par Roland Barthes, qui a projeté dans L’Empire des signes, son désir de former un «système», qu’il appellerait le Japon. Il a vu dans le signe japonais, ce qu’il désirait voir en Occident. Il a vu au Japon les limites de la rationalité et du système symbolique occidental. L’Empire des signes serait une comparaison entre l’empire de signifiés qu’est l’occident et l’empire de signifiants sans signifiés qu’est le Japon, dans une opposition binaire entre centre et absence, plénitude et vacuité.
Comment Roland Barthes voit-il l’intelligible dans cette forme brève et vidée de sens qu’est le haïku? Le haiku tel qu’il est décrit par Barthes ne dessine-t-il pas un langage poétique inscrit sur la trace du bouddhisme Zen? La réception du haïku par Roland Barthes ne nous amène-t-elle pas à concevoir, dans une opposition entre Japon et Occident, un idéal littéraire dépris de la quête perpétuelle du sens?

Roland Barthes s’est consacré à l’exploration des différents champs de la signification et à l’étude de la spirale de signes que contient le langage. En tant que récepteur du haïku, il nous livre dans L’Empire des signes une lecture axée sur une binarité entre le Japon et l’Occident; deux mondes opposés, deux systèmes linguistiques différents. Partant de cette opposition, Roland Barthes questionne toute l’opération sémantique qui régit l’écriture occidentale et japonaise. L’ambiguïté qu’il essaie de démontrer à travers sa lecture, réside dans le paradoxe qu’offre le haïku, en tant que forme poétique exemptée de sens mais qui arrive tout de même à communiquer aux sens tout un tas d’impressions et d’images : « Tout en étant intelligible, le haiku ne veut rien dire et c’est par cette double condition qu’il semble offert au sens ».
L’exemption de sens fait peur au lecteur occidental qui redoute l’incompréhensible et le vide du langage. Il ne sait pas lire spontanément et essaye alors de « percer » par «effraction » le sens, tout en alourdissant le champ de significations. Barthes trouve que le commentateur occidental a tendance à créer une inadéquation du signifiant et du signifié en recourant à des voies d’interprétation qui maintiennent le développement, le commentaire et les définitions. Il essaye alors de montrer dans l’Empire des signes les limites du système symbolique occidental, qu’il compare à une «toupie verbale»; contrairement au haiku qui semble dégagé de la métaphore et du syllogisme, maintenant ainsi une simplicité qui freine la machine de construction des sens premiers et seconds. Le récepteur du haiku devrait être, selon Barthes, imprégné par la culture japonaise pour atteindre le message transmis sans passer par l’opération occidentale et impérialiste du sens. Fervent admirateur du signe Japonais, Barthes met en lumière les limites du rationalisme occidental qui n’a pas su asseoir son hégémonie sur le Japon. Ce dernier a gardé son indépendance linguistique s’érigeant comme un «système» à part.
«Ce qui m’intéresse, c’est l’histoire occidentale de la rationalité et sa limite. Sur ce point le Japon pose un problème qu’on ne peut pas éviter et c’est une illustration de ce problème. Le Japon est une énigme, très difficile à déchiffrer. Cela ne veut pas dire qu’il s’oppose à la rationalité occidentale. En réalité, celle-ci construit des colonies partout ailleurs, tandis qu’au Japon elle est loin d’en construire une, elle est plutôt, au contraire, colonisée par le Japon ».
La question que nous nous posons alors est comment le haiku arrive-t-il à faire du sens, à toucher les sens sans passer par l’opération sémantique traditionnelle et comment Barthes en tant que récepteur du haiku a-t-il pu lire dans l’insignifiance et l’écriture des blancs?
Le haiku s’avère être pour Barthes l’occasion d’explorer d’autres sentiers de la signification et d’apporter des réponses aux problèmes de l’intelligible qu’il s’est posés auparavant : «Ce qui m’a passionné toute ma vie, c’est la façon dont les hommes se rendent leur monde intelligible. C’est, si vous voulez, l’aventure de l’intelligible, le problème de la signification »
La lecture du haiku par Barthes équivaut à l’aboutissement de tout un travail sur l’Orient et l’écriture orientale qui font le culte du vide et de l’absence. Sans ce travail, le haiku apparaîtrait comme inintelligible et insignifiant car cette forme poétique doit être examinée loin «des couches superposées de sens».
La recherche de sens doit se faire en dehors du règne du sens unique qui devrait s’imposer en tout lieu comme un dieu, une vérité ou une morale.
Un des problèmes de lisibilité du haiku réside dans la simplicité de sa forme brève qui est vécue comme un raccourci ou une ellipse qui obscurcit le sens : « vous avez le droit, dit le haïku, d’être futile, court, ordinaire ».
Comment le haiku arrive-t-il à maintenir cette légèreté, si étrangère à la culture occidentale tout en restant lisible? Nous essayerons de répondre à cette question en analysant quelques exemples de haikus présents dans l’Empire des signes.
«déjà quatre heures…
Je me suis levé neuf fois
Pour admirer la lune»
Cet exemple de haiku de Bashô que présente Barthes est dégagé du syllogisme et de la métaphore. Il pose un problème au commentateur occidental qui se retrouve incapable de commenter ces trois vers et essayera ainsi d’user de son raisonnement logique : « la lune est si belle, dit-il, que le poète se lève et se relève pour la contempler à sa fenêtre ». Cependant si le haiku refuse l’impérialisme de la raison, il brise pour autant l’écart entre le mot et le sens. La compréhension du haiku réside selon Barthes dans l’écho que produit sa lecture. Toute deuxième lecture devient inutile et embarque le commentateur dans la sphère du symbolique et de la répétition : « parler du haiku serait purement et simplement le répéter ».
La simple lecture de ce haiku dégage une référence à l’heure et à la fréquence de l’action d’ « admirer » qui nous font voir la lune dans toute sa splendeur. La lisibilité du haiku se donne ici tout simplement à voir.
Cette négation de la pensée rationnelle est présente aussi dans cet exemple de haiku qui suspend le langage et l’action de « penser » :
«comme il est admirable
Celui qui ne pense pas : « la vie est éphémère
En voyant un éclair!
La brièveté du haiku s’avère être ici une démonstration du caractère bref et éphémère de la vie. Elle nous saisit comme un éclair et provoque en nous un éveil mental.
La brièveté du haiku revient à l’art contre-descriptif. Au lieu de décrire à la manière occidentale, le haiku préfère ne pas alourdir et poudrer le langage de métaphores et de profondeurs sémiques. La profondeur, au contraire, comme le montre Roland Barthes, réside dans la superficie des mots qui deviennent une essence fragile qu’on essaye de faire exister.
«j’arrive par le sentier de la montagne
Ah! Ceci est exquis
Une violette!»
Ce haiku ne décrit pas la violette mais suscite sa présence par l’action d’arriver, par l’exclamation et par le mot-tangible « violette ». La fleur comme objet sensuel ajoute une touche de sensualité, berçant ainsi les sens à savoir la vue, l’odorat et le toucher. La négation de la description dans le haiku libère les prédicats qui alourdissent par ailleurs l’écriture occidentale. La lisibilité du haiku réside dans ces prédicats changeants qu’offre la présence sensuelle de l’objet. Le sens devient alors tangible et par conséquent palpable, il acquiert un caractère subjectif où chacun fonde librement, à partir de lui même sa propre écriture, sa propre lecture : « fondez votre propre notable, votre phrase ».
Nous citerons également un autre haiku qui suscite l’action même et le bruit qui en découle :
«la vieille mare :
Une grenouille saute dedans :
Oh! Le bruit de l’eau»
Le verbe d’action « sauter » devient asémique à l’instar d’une note de musique, suscitant la soudaineté de la perfection et soulignant la nullité du sens : « le haïku a la pureté, la sphéricité et le vide même d’une note de musique ». Cet exemple de haiku fait sentir le vide et provoque une liberté rassurante.
Nous pouvons aussi repérer cet « état d’ a-langage » dans ces trois vers qui assèchent le bavardage incoercible de l’âme et qui se présentent comme une image qu’on prend soudain, arrachant toutes les gravures et les illustrations du moment :
« avec un taureau à bord,
Un petit bateau traverse la rivière
A travers la pluie du soir»
Barthes compare ainsi le haiku à un langage visuel qui exprime toute l’instantanéité et les impressions du moment présent : « Le sens n’y est qu’un flash, une griffure de lumière […] mais le flash du haïku n’éclaire, ne révèle rien ; il est celui d’une photographie que l’on prendrait très soigneusement ( à la japonaise), mais en ayant omis de charger l’appareil de sa pellicule ».
Barthes met également en avant des haikus qui ne présentent pas le sujet, libérant le «je» de la « récitation intérieure » et s’attaquant ainsi à toute l’opération sémantique. Le haiku semble alors délivrer le scripteur de l’empire des signifiés qui envahissent son écriture et qui dessinent la constitution même de sa personne
«le vent d’hiver souffle
Les yeux des chats
Clignotent»
Ce haiku semble simple et familier. Le sens y est suspendu et tout l’exercice du commentaire est rendu impossible. Cependant, ces trois vers dégagent une sensation immédiate et absolue d’hiver. Le mot « hiver » à lui seul, dénote la sensation de froid accompagnée par la référence au « vent » et au verbe d’action « souffler ».
La lisibilité de ce haiku réside dès lors dans cette sensation palpable et tangible d’hiver. Le « je » n’est pas évoqué mais la saison d’hiver est vécue du point de vue du sujet et de l’effet qu’elle produit sur lui.
En résumé, Roland Barthes, en tant que récepteur du haiku, voit l’intelligible dans l’inintelligible même et dans la suspension de sens. Il rompt avec la tradition occidentale et se lance dans un nouveau système c’est à dire le Japon, qui lui a permis de lire dans l’insignifiance du signe japonais.

Le contact de Barthes avec le haiku s’est fait au fur et à mesure qu’il découvrait le Japon, cette patrie de l’émerveillement et du signe érotique, dont il ne connaissait ni la langue ni la culture. Le Japon est décrit dans l’Empire des signes comme un texte qui s’offre à l’analyse et à l’expérimentation. La réception du haiku s’avère être un travail expérimental inséparable de l’exploration du Japon en tant que culture et en tant que système linguistique.
En tant que « système », le Japon est perçu comme un empire de signifiants sans signifiés, qui fait le culte du vide et de l’absence. Considéré comme une patrie de l’inconnu, il ouvre le terrain aux différentes lectures et notations et devient une source primaire d’inspiration et de projection de nos représentations intérieures. Ce qui a fasciné Barthes aussi bien dans le Japon que dans le haiku, c’est la célébration du vide. L’absence de centre suggère la présence de plusieurs centres et par conséquent le retour perpétuel du nouveau, l’échange, la « circulation » des signifiants.
Le haiku de Barthes est alors porteur de silence, d’un arrêt et d’un vide de langage qui visent la plénitude. Et nous pouvons donc dire que le vide barthésien n’est qu’un plein qu’on cherche constamment à vider.
L’expression du vide dans le haiku est présente dans les exemples de haikus que nous avons cités. Ainsi la lune, l’éclair, la violette, le bruit de la grenouille qui saute dans l’eau présentent un état d’a-langage et un éveil devant le fait ou l’objet désigné. Roland Barthes dit du haiku qu’il « s’amincit jusqu’à la pure et seule désignation. C’est cela, c’est ainsi […], c’est tel», de telle sorte que le récepteur occidental du haiku ne peut émettre qu’un seul commentaire possible : « c’est ça! » ou « c’est tel! ».
Ce qui s’oppose bien évidemment aux attitudes occidentales où le commentaire et l’interprétation priment sur tout effet de la chose même. Il y a un moment dans ces haikus cités par Barthes où le langage cesse et où le savoir équivaut au non-sens. C’est ce qui instaure selon Barthes la forme brève et vide du haiku.
Nous revenons à l’exemple de la grenouille qui saute dans l’eau:
«la vieille mare :
Une grenouille saute dedans :
Oh! Le bruit de l’eau»
Barthes nous dit que Bashô découvrit dans ce bruit une fin de langage et une illumination. C’est ce bruit même qui l’éveilla à la vérité du zen. En effet, ce haiku éveille l’ouïe, fait susciter l’action de sauter et le bruit qui en découle. La signification est rendue impossible, car articulé sans sujet et sans dieu, ce haiku correspond au Mu bouddhiste, au satori zen.
Nous remarquons ainsi que Roland Barthes inscrit ce haiku et les autres exemples sur les voies des pratiques du zen. Cependant, il détourne les termes du zen de leur sens spirituel et nous livre une étude uniquement linguistique où le zen mène la guerre contre la prévarication de sens. Il voit par exemple dans le terme satori une attaque à toute l’opération sémantique et symbolique. Barthes rapproche l’apparition brusque des référents et des objets sensuels dans les haikus cités à une secousse mentale qui refuse toute définition et toute interprétation, produisant pour seul commentaire le «ça» ou le «tel», deux déictiques qui font du sens une « griffure de lumière ». C’est cet éveil dans le langage que Barthes identifie au terme satori; où le scripteur retrouve la voie de la nature, de sa propre nature : « le haïku suscite par un effleurement, étranger à tout romantisme et libre de toute ambition, une autre écoute : l’écoute de l’insondable, l’écoute des rythmes de la vie ».
Tout comme les pratiques du zen, Barthes cherche à secouer le cérémonial occidental du signe qui s’érige comme un Dieu. Il fait tomber le sens en vue de faire gouverner le silence intérieur et la prise de conscience du moi qui se muent selon les échos harmonieux de l’univers. La doctrine bouddhique réfute le « je » et « l’égo » permanent qui corrompt l’âme et l’empêche de s’étudier soi-même, d’oublier soi-même et d’atteindre l’éveil bouddhique:
« Le zen enseigne à écouter en profondeur le silence intérieur en développant la maîtrise de soi, la conscience au cœur, une conscience claire, une conscience sans moi, c’est-à-dire sans ego, parce que le moi est changeant et n’a pas d’existence propre. L’Homme qui fait de lui-même le centre du monde s’épuise en courses inutiles, son égocentrisme le corrompt et l’éloigne de l’univers avec lequel il ne fait pourtant qu’un. Faire le silence à l’intérieur de soi, ce n’est pas se retirer du monde, au contraire, c’est l’embrasser pleinement afin de ressentir et vivre ».

A travers le discours de Barthes sur le haiku, nous remarquons une opposition binaire entre monde occidental et monde japonais. L’exemption de sens et le rapprochement au zen auxquels fait référence Barthes dans l’Empire des signes peuvent être expliqués par la recherche d’un idéal littéraire dépris de la quête perpétuelle du sens qui caractérise l’Occident. La finalité même de l’écriture y est questionnée. Il nous dit que ce qui est aboli dans le haiku ce n’est pas le sens mais l’idée de finalité. L’écriture doit être considérée comme un art en soi : tout comme certaines écoles Zen où la méditation assise n’a d’autre finalité que le fait d’être assis, le haiku écrit « juste pour écrire ».
Le Japon a suscité chez Roland Barthes le Vouloir-Écrire et l’a mis « en situation d’écriture » : « c’était donc bien de création qu’il s’agissait dans ce livre et de l’aventure d’un sentier nouveau, intime et personnel ».
Nous pouvons remarquer que c’est le système de l’Écrire et de la lecture qui change au contact avec le haiku. Ainsi du statut de lecteur et de consommateur de ce produit culturel qu’est le haiku, Barthes passe au statut de producteur d’une écriture qui prône la simplicité, la brièveté et la concision. Ainsi le désir du haiku se traduit par une envie de noter les moindres impressions et de pratiquer l’art de la transcription. La notation, c’est à dire la capture sur le vif, apporte un gage de vérité comme s’il y avait un accord instantané entre ce qui est vu, observé et écrit :
« Le haiku fait envie : combien de lecteurs occidentaux n’ont pas rêvé de se promener dans la vie, un carnet à la main, notant ici et là «des impressions», dont la brièveté garantirait la perfection, dont la simplicité attesterait la profondeur (en vertu d’un double mythe, l’un classique, qui fait de la concision une preuve d’art, l’autre romantique, qui attribue une prime de vérité à l’improvisation) ».
Le haiku comme « écriture alla prima » rend impossible l’esquisse et le regret, la manœuvre et la correction. Il libère la littérature du joug de la colonisation symbolique. Barthes a vu ainsi dans le haiku japonais, un modèle d’écriture qui ruine l’idéologique et qui répond à ses horizons d’attente : « Le Japon est celui où il a rencontré le travail du signe le plus proche de ses convictions et de ses fantasmes, ou, si l’on préfère, le plus éloigné des dégoûts, des irritations et des refus que suscite en lui la sémiocratie occidentale»

Partant de la découverte du Japon et de la réception du haiku, l’Empire des signes se donne à lire comme une opposition entre l’écriture comme langage idéologique et la littérature comme un art en soi. En tant que récepteur du haiku, Barthes a voulu transplanter les traits marquants du haiku sur l’écriture occidentale dans le but de ruiner le système linguistique traditionnel et de former un « système » nouveau qu’il a appelé le Japon. L’écriture devrait, selon Barthes, se dégager dans un vent de liberté qui brise le travail symbolique des mots tel un souffle d’impressions, léger et transparent, qui fait tomber, dans son élan, les amas de sens qui alourdissent la poésie occidentale. La réception du haiku par Roland Barthes devient alors l’occasion d’explorer un autre horizon d’écriture qui ruine la pensée occidentale et « vise la béatitude suprême d’un monde linguistique ».

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