Le coin littéraire

La moitié de la terre – Jean Ribot

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Cette semaine, j’ai découvert La moitié de la terre, roman écrit par Jean Ribot. Ce dernier m’a demandé avec beaucoup de gentillesse et d’humilité de critiquer son oeuvre.

Je ne vous cache pas qu’il m’a fallu plusieurs lectures du même premier chapitre pour m’habituer à son rythme de l’arrêt qui réduit tout mouvement naturel et humain à néant . Une cadence assez régulière et assez figée, juste assez pour nous rendre compte que nous sommes en train de perdre nos repères de terriens.

Dès la première phrase, j’ai senti un vrai malaise, Je dois avouer que mes excès d’empathie et de sensibilité ne me facilitent pas la tâche en tant que critique littéraire.

Chaque nouvelle lecture m’emprisonne par immersion dans un univers à chaque fois différent, je vis les sentiments de joie, de tristesse ou de colère des personnages, ce qui est parfois fatigant. J’aime entrer par tous mes sens dans une oeuvre littéraire, même si après chaque lecture il me faut un temps de détachement, pour apporter un regard objectif sur le style et la portée d’une écriture.

En lisant La moitié de la terre, j’ai senti une énorme angoisse, face à cette écriture de la mort où tous les éléments sont là pour nous inviter à voyager dans un futur déshumanisant ,qui fige nos émotions, qui supprime notre identité, qui vole nos libertés individuelles et qui nous dépossède de nos affects.

Une nausée spatiale s’installe dans ce livre où concepts et notions se brouillent, où des humains cohabitent et conversent dans un nouveau code linguistique avec des machines programmées, des ordinateurs. Une sémantique futuriste se crée sur une terre aseptisée : tout est programmé à la perfection pour satisfaire une utopie scientiste qui dénature la terre pour en faire une moitié d’homme, une moitié de clones sur une moitié de terre.

La moitié de la terre est pour moi un chef d’oeuvre qu’il faudrait absolument lire. Il faut supporter ce mal de mer au cours de ce voyage ludique vers le futur pour comprendre, à la fin le cri de frayeur jeté par la terre, qui nous est transcris, là, à travers l’écriture-alarme de Jean Ribot.

Des questions d’ordre sociétal, à travers l’intelligence artificielle et les prodiges techniques, sont posées pour réveiller la conscience de l’Homme d’aujourd’hui. Et si cette fiction futuriste était vraie? Et si c’était vraiment réel?

Je finirai par dire que derrière ce roman d’anticipation se cache un existentialisme qui questionne les libertés individuelles dans, peut être, une nouvelle «Nausée futuriste».

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